L’actualité de la qualité de l’air n°6 (2/2 juin 2018)

Voici les principales actualités issues de la presse concernant la qualité de l’air d’ici et d’ailleurs des 15 derniers jours (du 16/06/2018 au 30/06/2018).

MONDE

  • Particules fines : les ministres de l’Environnement sud-coréen, chinois et japonais coopèrent – https://ift.tt/2IoOHf1

1529909963thema180625_02La Chine se dit prête à coopérer activement avec la Corée du Sud et le Japon dans la lutte contre les particules fines. Réunis dans la ville chinoise de Suzhou, les ministres de l’Environnement des trois pays ont échangé sur les mesures à prendre face aux différents enjeux environnementaux, et ont exprimé leur satisfaction sur le plan de coopération environnementale qu’ils mettent en place depuis 2015.

La Chine a dévoilé une directive pour renforcer de manière globale la protection écologique et environnementale et remporter la bataille contre la pollution de l’air grâce à l’application un plan de trois ans. D’ici 2020, les villes avec une faible qualité de l’air doivent baisser d’au moins de 18% la densité des PM 2,5, par rapport aux niveaux de 2015. Les émissions de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote doivent baisser de 15% au minimum par rapport aux niveaux de 2015, alors que la demande d’oxygène chimique et les émissions de nitrogène d’ammoniac doivent baisser de plus de 10%, selon le plan.

S5-les-grandes-villes-anglaises-pourraient-bannir-tous-les-moteurs-thermiques-169110Les plus grandes villes anglaises pourraient s’associer dans un projet ambitieux de bannissement des moteurs thermiques, qu’ils fonctionnent au sans-plomb comme au gazole, mais cette idée n’aboutirait pas avant 2030. L’idée pour atteindre cet objectif serait de passer au tout électrique. Ce serait en tout cas le projet un peu fou de plusieurs maires de grandes villes du Royaume-Uni : Londres, Bristol, Cardiff, Bradford et Oxford.

FRANCE

malgre-de-bons-points-distribues-par-greenpeace-paris-a-encore-des-efforts-a-faire-en-matiere-de-qualite-de-l-air-photo-jacques-demarthon-afp-1530087799Le trio de tête des bons élèves est composé de Nantes, Paris et Strasbourg. Mais, selon Sarah Fayolle, chargée de campagne Climat et transports à Greenpeace France, dans les colonnes du Parisien: « Toutes les villes sont en retard en matière de réduction du trafic automobile et une majorité doit encore mettre en place des mesures courageuses pour réduire ou supprimer les véhicules polluants et accélérer les alternatives à la voiture. »

L’ONG distribue néanmoins des bons points à Strasbourg (Bas-Rhin) et Nantes (Loire-Atlantique) se démarquent par leurs « réseaux de vélo et de transports en commun solides. »

Toulouse (Haute-Garonne), Bordeaux (Gironde), et Lyon (Rhône) écope d’un « peut mieux faire » avec Lille (Nord) et Montpellier (Hérault).  Marseille (Bouches-du-Rhône) et Nice (Alpes-Maritimes) écopent du bonnet d’âne.

  • Qualité de l’air : lancement d’une étude pour mieux connaître la pollution des bus – https://ift.tt/2K2Zilk

businterieur300Pendant un an, soit jusqu’en juin 2019, Île-de-France Mobilités et Airparif vont mesurer les émissions les gaz d’échappement, en conditions réelles de circulation avec des passagers, de 22 bus hybrides et diesel représentatifs du parc de bus francilien.

Les données récoltées permettront d’affiner la connaissance sur les émissions en conditions réelles et d’apprécier les effets à court et moyen terme de la politique de modernisation du parc de bus francilien conduite par Île-de-France Mobilités. L’objectif est de constituer un parc propre en Île-de-France avant 2030. Le financement de cette étude est assuré à 100% par Île-de-France Mobilités pour un montant total de 1,3 M€.

pulverisation-de-pesticides-un-champ-de-cerealesDepuis le 25 juin, c’est la présence de plus de 80 pesticides qui est mesurée dans cinquante sites en métropole et en outre-mer. Parmi les produits surveillés, on retrouve donc le glyphosate dont le gouvernement a annoncé l’interdiction d’ici à 2021 au plus tard ou le chlordécone qui contamine les Antilles. L’objectif de la campagne nationale lancée par l’Anses est de mieux connaître l’exposition de la population pour définir une stratégie de surveillance des pesticides C’est la première fois qu’une opération de telle envergure est réalisée à l’échelle nationale. Cette campagne durera un an.

  • Qualité de l’air intérieur dans les écoles : des résultats globalement satisfaisants malgré des points … – https://ift.tt/2Kb9Jn0

Atsem3La première campagne de mesure de la qualité de l’air et du confort réalisée de 2013 à 2017 dans plus de 300 écoles donne de premiers résultats globalement satisfaisants même si des concentrations de particules fines et de composés organiques semi-volatils (COSV) sont détectées dans la quasi-totalité des établissements. L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (Oqai), qui  les a présentés le 25 juin, appelle à une certaine vigilance et poursuit l’analyse des données récoltées durant cette campagne.

Depuis le 1er janvier 2018, l’obligation de mesure de la qualité de l’air dans certains Établissements Recevant du Public (ERP) est applicable pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les écoles élémentaires. Comme pour donner un coup de pouce aux crèches et aux écoles, l’ADEME a présenté 15 fiches-actions et 2 guides dans le cadre de son programme ECOL’AIR, dont l’objectif est de proposer des solutions pratiques pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

PARIS

Décidément, la Mairie de Paris n’a de cesse de se frotter à des réticences de la population, alors même qu’elle propose des solutions de mobilité durable.  Après les vélos , les voitures en libre-service connaissent à leur tour un échec retentissant . Initialement pionnières, ces solutions de mobilité partagée se terminent en naufrages financiers, urbanistiques et politiques. Le manque de “flexibilité” de ces moyens de locomotion pousserait les parisiens à les bouder…

1095203-france-tour-eiffelParis apparaît en rouge dans toutes les cartes de la pollution en Ile-de-France et ce, pour les trois principaux polluants (CO2, NOx et particules fines). La situation de la capitale est paradoxale. Les Parisiens utilisent fortement leur réseau de transports en commun, font souvent leurs courses à pied (une rareté en France) et, en résumé, «émettent individuellement moins de polluants atmosphériques». Mais ils sont quand même ceux qui respirent l’air le plus sale.

 

LOGO - W

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :