Comment est mesurée la qualité de l’air ? L’indice IQA

Les préoccupations sont comme les mentalités, elles changent, et heureusement. Aujourd’hui on s’intéresse de plus en plus à la qualité de l’air et il était temps, car l’air de rien l’air c’est tout. Mais à moins que sa ville soit prise dans un smog, il est souvent difficile de réaliser la pollution qui nous entoure ou comment même sa qualité peut être mesurée et c’est ce second point que nous allons aborder.

Principaux éléments de la qualité de l’air

La pollution se compose de particules de plusieurs tailles, mais pour la mesure de la qualité de l’air, on s’intéresse plus particulièrement aux PM 2,5 et aux PM 10, mesurées en microgrammes par mètre cube.

PM 2.5 est la concentration de particules microscopiques de moins de 2,5 microns de diamètre. Ces particules se retrouvent dans les gaz d’échappement des véhicules et des moteurs, ainsi que dans la fumée de bois, de pétrole ou de charbon en combustion. Les particules PM 2,5 peuvent être soufflées sur des centaines de kilomètres, comme ce qui s’est passé récemment avec l’incendie en Californie qui a atteint San Francisco alors que l’incendie était beaucoup plus au nord.

Les PM10 font référence à la concentration de particules de moins de 10 microns de diamètre et dont les sources peuvent être la poussière, le pollen et la moisissure par exemple.

L’ozone peut également être une source majeure de mauvaise qualité de l’air. Un temps chaud et ensoleillé (surtout en été) aggrave souvent la situation et peut être le principal facteur de smog et de mauvaise qualité de l’air.

Parmi les autres polluants, on trouve le monoxyde de carbone dans l’air, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote.

L’IQA: un «standard» pour la qualité de l’air

Utilisé dans de nombreux pays l’IQA permet de donner une appréciation de la qualité de l’air qui puisse être plus ou moins comparable d’un pays à l’autre.  La plupart des pays mesurent les six mêmes polluants, c’est-à-dire : l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les particules PM10 et les particules fines PM2.5., mais les détails, l’interprétation et les polluants peuvent variés selon le pays. Par exemple, l’Inde inclurait dans ses mesures le plomb et l’ammoniac.

Dans tous les cas, on utilise des moyennes sur une période donnée, mais cela peut varier d’un jour à l’autre, en fonction du polluant et du pays. Les gouvernements disposent également d’un nombre limité de stations de surveillance et ne peuvent donc pas refléter les conditions locales.

Exemple de mesure en France, en Alsace (source: Atmo Grand-Est)

Les indices de la qualité de l’air sont des indices chiffrés de 1 à 10 qui donnent une note à la qualité de l’air pour les polluants entrant dans sa construction

En Alsace, l’indice est calculé à partir de la concentration dans l’air ambiant de quatre polluants mesurés en continu par des appareils automatiques :

  • le dioxyde d’azote (NO2) dégagé essentiellement par les transports,
  • le dioxyde de soufre (SO2), dégagé principalement par les industries,
  • les particules (PM10), d’origine résidentiel et tertiaire, agriculture, transports
  • l’ozone (O3), d’origine photochimique.

Pour chacune des stations de mesure participant au calcul de l’indice, on détermine :

  • la concentration horaire maximale du jour pour le dioxyde d’azote (NO2)
  • la concentration horaire maximale du jour pour le dioxyde de soufre (SO2)
  • la concentration horaire maximale du jour pour l’ozone (O3)
  • la concentration journalière pour les particules (PM10)

Puis, pour chaque polluant, la moyenne des concentrations maximales de toutes les stations est calculée. Ces valeurs moyennes sont classées sur une échelle, spécifique à chacun des polluants, comportant dix paliers, dont les niveaux sont fixés par les réglementations françaises et européennes.

Indice de qualité de l’air national et local :

1-2

3-4

Très bon

5

6-7

Moyen

8-9

10

Mauvais
Bon Médiocre Très mauvais

 

Un indice de qualité de l’air est obligatoirement calculé dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, telles que définies dans l’annexe II du décret nº 98-360 du 6 mai 1998 susvisé, par l’association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air territorialement compétente.

 

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